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A la Une
La peur du mendiant étranger, une histoire suisse
Visant la dernière minorité nomade d’Europe, l’interdiction de la mendicité revient en force dans les villes suisses. Malgré la reconnaissance des droits humains, la Suisse, comme le reste de l’Europe, renoue avec des mesures et des préjugés ancestraux.
Genève vient de tenir le premier d'une longue série de procès pour contestation d'amendes adressées à des mendiants rom. Lire la suite en pages Sociétés
Burundi: un Français poursuivi
pour viol détenu depuis 50 jours
Un Français d'une soixantaine d'années vivant au Burundi a comparu mercredi devant un juge pour une affaire de viols présumés, notamment sur des mineures, alors qu'il est détenu depuis le 5 avril, a constaté un journaliste de l'AFP.
Patrice Faye, qui vit au Burundi depuis une trentaine d'années, clame son innocence. Il a déposé une demande de mise en liberté provisoire qui ne sera examinée qu'à l'audience du 1er juin."Le ministère public assure qu'il n'a pas encore eu entre ses mains votre dossier d'appel", a déclaré au prévenu la présidente du siège de la cour d'appel de Bujumbura, reportant l'audience après une dizaine de minutes. Plusieurs diplomates et des expatriés français et européens vivants au Burundi ont assisté à cette audience "en signe de soutien à notre ami Patrice, qui est innocent", a assuré à l'AFP l'un d'eux. "Aujourd'hui c'était le rendez-vous prévu pour demander la liberté sous caution car Patrice Faye veut être jugé et lavé de tout soupçon, et c'est ça le plus important", a déclaré à l'AFP une de ses proches, Dominique Ribereau Weiss. La justice burundaise avait rejeté en première instance la demande de mise en liberté provisoire de Patrice Faye parce qu'"elle avait estimé qu'elle n'avait aucune garantie qu'il n'allait pas se soustraire à ses juges", a expliqué à l'AFP un de ses avocats, Me Willy Rubeya. Patrice Faye a été arrêté le 5 avril et écroué à la prison centrale de Mpimba à Bujumbura, à la suite d'accusations de viol, portées par cinq filles dont des mineures qui fréquentent une école qu'il a créée en faveur des jeunes en difficultés.
Pour les Guinéens de New York, la victime présumée de DSK a été "souillée"
Photo prise le 19 mai 2011 dans le village guinéen de Tchiakoullé de la maison de la famille de la femme qui accuse Dominique Strauss-Kahn d'agression sexuelle à New York
"Elle aura du mal à trouver un mari". Dans le petit monde des Guinéens de New York, les accusations d'une de leurs compatriotes à l'encontre de Dominique Strauss-Kahn suscitent l'embarras face à une affaire que certains considèrent comme une malédiction.
Sur le tapis d'une mosquée briques rouges, sans minaret, perdue dans la grisaille du Bronx, un vieil homme récite des versets du Coran devant des fidèles en boubou. Une centaine d'hommes coiffés de chapeaux circulaires, immaculés ou colorés, célèbrent au premier étage du centre islamique Fouta, un entrepôt reconverti en mosquée, le mariage d'un certain Amadou. Les femmes sont au rez-de-chaussée, avec une ribambelle d'enfants. Les croyants sortent des billets. Chacun donne pour aider le jeune homme à payer la dot, mais tous, ou presque, restent avares de détails sur le quotidien de la femme de chambre qui accuse l'ancien patron du FMI de crimes sexuels. "C'est une personne humble, travailleuse", résume un jeune homme, concentré sur son plat de purée de maïs servi après la cérémonie sur une bâche en plastique qui protège le tapis de la mosquée. "On ne sait pas grand chose d'elle, elle est plutôt discrète", ajoute-t-il.
Pourtant, la victime présumée fait partie de la petite communauté guinéenne, principalement de l'ethnie peule, dont le quartier général est un pâté de maisons autour de cette mosquée de la Troisième avenue, près de la 166e rue, dans le Bronx. Une enclave afro-musulmane dans un quartier noir et latino. La femme de chambre de 32 ans, dont les médias américains se refusent à révéler le nom, s'est mariée en Guinée à l'âge de 17 ans. Une fillette est née, puis le mari est mort. Elle a alors immigré aux Etats-Unis, aidée par une soeur qui y résidait. Un frère, l'aîné, vit dans le Midwest. Il est arrivé à New York ces derniers jours afin d'aider sa soeur, femme de ménage au Sofitel de Manhattan dont les accusations ont forcé Dominique Strauss-Kahn à quitter la tête du FMI. Le frère arrivé à New York, les représentants locaux disent avoir maintenant un interlocuteur pour faciliter le dialogue avec la victime présumée de cette affaire. "Dans notre culture, les hommes travaillent avec les hommes, les femmes avec les femmes. Si nous devons nous adresser à quelqu'un, nous nous adressons directement aux hommes", dit Souleymane Diallo, président de l'association Pottal Fii Banthal, centre nerveux de la communauté peule de New York. "Je suis certain que si la dame avait eu le choix, l'affaire n'aurait pas été rendue publique. Dans notre communauté, c'est comme si elle est souillée. Si elle n'a pas de mari, ce sera difficile, voire impossible d'en trouver un". "Les gens savent déjà qu'elle ne l'a pas cherché, mais les hommes ne veulent pas d'une femme montrée du doigt", dit-il, dans son bureau derrière le restaurant africain "Jalloh Family" voisin de la mosquée. "Lorsque la nouvelle est tombée et que la dame s'est révélée membre de notre communauté, ça a été un grand choc, les gens se disaient: +qu'est-ce qui se passe? Est-ce que c'est une malédiction? En Guinée on peut comprendre mais pas aux Etats-Unis", dit-il, en référence à des viols commis par les militaires lors des violences de septembre 2009 dans le stade de Conakry. Si le sort de la jeune Guinéenne révèle un malaise chez ses compatriotes de New York, il confirme toutefois le rêve américain de l'égalité pour tous. "La différence entre ce qui s'est passé depuis 2009 en Guinée et ici, c'est qu'ici c'est un pays de droit. Qui que tu sois, et on a vu le statut le DSK, quel qu'il soit, on le place devant la loi comme n'importe qui", souffle Boubacar. "C'est ce qui fait la grandeur de ce pays, c'est vraiment le rêve américain", renchérit son ami Algassimou Balde.
Document
La mendicité à Dakar
par Ibrahima Séne
Le Gouvernement du Sénégal vient, de nouveau, de s’aplatir sous les injonctions des Bailleurs de Fonds, pour nettoyer Dakar de la mendicité infantile. Désormais, les enfants de moins de cinq ans, sont interdits de « quémander » devant les artères de la capitale, et par ricochet, tous les autres mendiants supposés faire du « trafic d’enfants », pour exprimer la volonté du Gouvernement, de respecter son engagement à mener la « lutte contre le trafic d’ humains » dans son territoire. Lire la suite en pages Documents.
Les Etonnants voyageurs de Saint-Malo embarquent pour les villes mondes
Les cultures urbaines, les villes mondes tentaculaires qui rassembleront bientôt 4 milliards de citadins, les nouveaux langages et la jeune génération des "printemps arabes" seront du 11 au 13 juin au coeur d'un foisonnant 22e Festival Etonnants voyageurs de Saint-Malo. Plus de de 250 écrivains, cinéastes, artistes, photographes, 25 lieux différents, 300 rencontres, des débats, des lectures, 140 projections, des expositions, un espace librairie de 3.000 m2, seront au rendez-vous pendant trois jours dans la cité corsaire. Ce Festival international du livre et du film, qui devait être au départ consacré à l'Inde, a changé de destination pour se mettre au diapason de la ville. Le festival se mettra aussi à l'heure de cette jeunesse que l'on a vu déferler dans les rues de Tunis et du Caire, ébranler tout le monde arabe, et de la révolution internet des blogs, de Facebook, a expliqué le président des Etonnants voyageurs, Michel Le Bris, lors d'une conférence de presse mardi. Hip-hop, slam, street art, avec notamment l'un de ses pionniers Ernest Pignon-Ernest, "web docus", blogs, BD, romans, poésie, séries TV seront tout autant célébrés cette année au pied des remparts. Quelque 58.000 visiteurs étaient venus fêter la littérature, le film et le voyage dans la cité malouine en 2010. La blogueuse tunisienne Lina Ben Mhenni, qui a mobilisé les foules pendant la révolution du jasmin, l'auteur du livre "Taxi", Khaled Al-Khamissi, qui a vécu les folles journées de la place Tahrir au Caire, l'écrivain algérien Kamel Daoud, Adelwahab Meddeb qui publie "Le printemps de Tunis", le philosophe Souleymane Bachir Diagne participeront à des rencontres placées sous le signe des révolutions arabes. Des films sur ce thème seront aussi présentés : vidéos amateurs prises pendant la révolution verte iranienne de 2009 et portraits de villes, de Detroit à Mexico. Trente écrivains venus des quatre coins du monde viendront dire comment ils écrivent sur la ville, de quelle manière la littérature intègre les bouleversements récents, comment le roman s'empare des nouveaux langages. La ville imaginaire et la poésie ne seront pas non plus oubliées. L'Afrique urbaine, ouverte sur le monde, sera aussi de la fête, en écho au festival Etonnants voyageurs de Bamako en novembre, avec des romanciers et des cinéastes de ce continent qui bouge à toute vitesse. La mer, les pôles, l'aventure et les expéditions lointaines feront aussi partie du voyage ainsi que de nombreux écrivains d'Outre-mer et d'Haïti, confirmés ou de la nouvelle génération. Un hommage à l'écrivain martiniquais Edouard Glissant, décédé en février, sera aussi rendu.
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Humeur
Le festival de Kahn à New-York
Viol sur Gland et arrestation en plein vol plané.
Une jeune femme noire a été renversée, piétinée et pénétrée par un taureau dans les rues de Gland dans le canton de Vaud en Suisse lors d’un lâcher de taureaux. Mis en examen pour viol aggravé, le taureau a expliqué son geste maladroit par une trop longue abstinence sexuelle (environ 48 heures) et surtout à un dérapage incontrôlé sur une bouse fraîche de vache vaudoise qui l’a fait glissé sur le corps de la victime et le reste s’en est suivi. Il a été arrêté en plein vol plané par des policiers qui l’ont menotté aux sabots, ce qui a fait pleuré Brigitte Bardot qui aime les animaux. Le taureau devait le mois prochain participer à l’élection du plus beau taureau de France, ce qui lui aurait permis d’ensemencer toutes les vaches qu’on lui aurait présentées. Coup du sort, machisme inhérent aux bien cornus, manque de contrôle de son éleveuse aux yeux claires, peut-être viagra dissimulé dans son foin, « 60 millions d’amis » le journal des bêtes se posent toutes les questions sauf la bonne : pourquoi ne transformons-nous pas en bœuf ces défonceurs de trompes, ces accumulateurs de rondelles, ces surpuissants de la verge bien trempée ? Un bœuf peut rester un beauf mais il est devenu impuissant à faire le mal ou le mâle, il traîne la charrue de ses anciens méfaits, de concepteur il devient laboureur et la terre arable n’est pas mécontente du travail pénien qui la retourne dans tous les sens pour se faire ensuite ensemencer par le geste galant du semeur.
Maintenant ce riche taureau est jeté en pâture aux médias, il a déjà été changé deux fois d’écurie pardon d’étable (mais les faits ne sont pas encore totalement établis), on lui a mis un bracelet électronique (bracelet pour ceux qui niquent trop), et fini pour lui les vastes prairies. Peu de personnes se préoccupent de la jeune femme agressée et violée, victime expiatoire de nos temps modernes, on s’occupe de la force brisée, de la bête à genoux mais que vaut l’âme d’une jeune femme dans un capitalisme débridé, que vaut un honneur bafoué dans nos capiteuses jouissances. Le taureau est déjà dans le déni et pour quelques millions il s’affranchira de sa faute à peine avouée, il traversera l’Atlantique pour continuer à jouer à nique nique. Sa seule vraie punition : il ne sera pas le plus beau taureau de la Nation.
Benoist Magnat
En terre d'exil
Kossivi E., femme invisible et traductrice
Il y a deux ans, Mme Kossivi E. entrait légalement à Genève, avec un faux titre de séjour. Lire notre Interview-portrait ici.
livre...de
PUTAIN D'AFRIQUE
par Anselme Razafindrainibe
L'Harmattan BD. BANDE DESSINÉE AFRIQUE NOIRE OCÉAN INDIEN Madagascar
Anselme Razafindrainibe (1956-2011) était l'un des représentants les plus mémorables de la vitalité extraordinaire de la bande dessinée malgache. Dans cet ultime ouvrage, il se livre à une charge féroce contre la situation de l'Afrique contemporaine en y abordant une partie des maux qui l'affligent : ingérences étrangères, dictature, socialisme tropical, simulacres de démocratie, kleptocratie, sous-développement... Entre rire et révolte, cet album est une dénonciation au vitriol !
Editions L'Harmattan. ISBN : 978-2-296-13694-6 • mai 2011 • 76 pages
Qu'ont en commun les femmes présentées dans cette plaquette ? Elles sont exilées. La moitié d'entre elles vit en Suisse. L'autre moitié en France et au Canada. Loin de leur pays respectifs, elles sont restées actives. Dans la création. Qu'elle soit artistique, littéraire ou qu'elle se consacre à la recherche des solutions aux questions sociétales. Ces femmes ont été élevées dans la conviction que leur parcours ne s'efface pas forcément devant la dureté de la vie d'exil. ONZE D'EXIL. Femmes en création. Portraits. Cikuru Batumike. IMMIGRATION, INTERCULTUREL QUESTIONS DE GENRE. Ed. L'Harmattan, avril 2011. ISBN : 978-2-296-54408-6 • avril 2011 • 76 pages
divers
FESTIVAL OUTRE-MER VEILLE
17 MAI > 11 JUIN 2011
Parc de la Villette, Paris, derrière la Grande Halle.
Outre-mer... à peine le mot est-il prononcé que s’en viennent les embruns du voyage et du lointain, les chromos et les clichés, les plages, les sables et les soleils. Mais la carte postale a son envers et les poètes, romanciers et dramaturges ne manquent pas de l’écrire. Avec leurs mots marronnés caraibes, boucanés créoles, enfiévrés dans l’indigo des océans, mâtinés aux senteurs universelles, ils métissent la trame des confluences. Ils dessinent des cartes du tendre et du rebelle. Ils disent leurs quotidiens, leurs amours, leurs territoires, leurs indépendances, leurs ex-iles. Par les notes, par les mots, par le geste, par le fil, ainsi l’outre-mer veille... avec ses vigies dont les marges se retrouvent au centre de la création, de la novation, du dire singulier et des rêves pluriels.
étude
Quid de la littérature africaine d’expression française ?
Oui, disons-le sans ambages : la littérature africaine francophone circule mal par manque des dispositifs devant favoriser sa diffusion. Depuis des longues années, des tentatives ont été faites pour parier à ce manque, sans succès. Aujourd’hui, plus que jamais, ce savoir et ces valeurs ont besoin d’être communiqués pour réconcilier le monde avec un humanisme perdu, un humanisme fait de confiance, de respect, de considération de l’autre, de solidarité et de partage. A ce titre, le livre reste un enjeu mondial au même titre que n’importe quel besoin dans l’épanouissement de l’être humain et l’ouverture d’esprit. Lire la suite sur notre blog, cliquez ici
Rendez-vous majeur
RDC - Inauguration de la Cité de la joie à Bukavu
Avec DIA/ V-Day et la Fondation Panzi (RDC), avec le soutien du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), annoncent l’ouverture de la Cité de la joie, une nouvelle communauté révolutionnaire pour les femmes congolaises rescapées de violences liées au genre à Bukavu, en République démocratique du Congo (RDC).
D’après les responsables du projet, enfin réalisé, la Cité de la joie est destinée à fournir à un maximum de 180 femmes par an l’occasion de bénéficier d’activités de thérapie de groupe; en auto-défense ; en éducation sexuelle globale (comprenant le VIH/SIDA et le planning familial); en autonomisation économique ; en l’art du conte, de danse, de théâtre ; en écologie et horticulture. Ce sont les femmes congolaises qui ont conçu la Cité de la joie, qui l’ont créée et l’ont développée, et qui vont la gérer et la diriger elles-mêmes. Dans leurs propos, les responsables affirment que la Cité de la joie marque un nouveau chapitre dans la campagne actuelle de V-Day, intitulée ‘Stop au viol de notre ressource la plus précieuse : pouvoir aux femmes et aux filles de la RDC.’ La campagne a donné, d’après ces responsables, « une nouvelle tribune puissante qui permet aux femmes congolaises de transformer leur douleur en pouvoir, de rétablir leur sentiment de pouvoir prendre leur propre vie en main, et de devenir des leaders et des responsables politiques qui piloteront la destinée de l’Est du Congo vers la paix. La Cité de la Joie investit dans la guérison et l’autonomisation des rescapées de la violence liée au genre, ces femmes qui constituent le meilleur espoir d’avoir un impact d’une portée considérable et positive sur l’avenir de la société congolaise. « Cela fait des siècles que le Congo n’appartient pas aux Congolaises. Ce pays a toujours été pillé et occupé par des forces extérieures. La Cité de la joie sera un endroit qui appartiendra aux Congolaises, où les femmes seront poussées à prendre leur destin en main », a déclaré en cette occasion, Christine Schuler Deschryver, la Directrice de V-Day Congo et de la Cité de la joie. V-Day est un mouvement mondial activiste visant à mettre fin à la violence faite aux femmes et aux filles, qui sensibilise les gens et récolte des fonds au moyen de productions de bienfaisance de la pièce aux multiples récompenses intitulée « Les monologues du vagin », écrite par Eve Ensler, dramaturge et fondatrice de V-Day, ainsi que d’autres œuvres. En 2010, plus de 5 400 événements de bienfaisance V-Day ont eu lieu aux États-Unis et dans le monde entier, mis en scène par des militant(e)s bénévoles. Jusqu’à présent, V-Day a récolté plus de 80 millions de dollars US et sensibilisé des millions de personnes sur le problème de la violence faite aux femmes et aux filles, et sur le travail qui est fait pour y mettre fin.
Coup de coeur
Les héritiers de Senghor perçoivent plus d’un milliard par an sur l’Hymne national
Plus d’un milliard c’est le montant perçu chaque année par les héritiers de feu Léopold Senghor auteur de l’hymne national du Sénégal. Rien que pour ces trois dernières années, Collette Senghor a empoché trois milliards quatre cent quinze mille cinquante francs Cfa, versée par le Bureau des droits d’auteurs du Sénégal. Et ce, jusqu’à soixante-dix ans après la disparition du Président Senghor. «Cet argent est perçu sous forme de droit posthume», a expliqué la directrice du Bsda.
«Certaines radios et télés ne paient pas…»
La polémique est toujours de mise entre le bureau sénégalais des droits d’auteurs (Bsda) et certains patrons de chaînes de télé ou radio. Abibatou Siby Directrice de cette structure n’a pas sa langue dans sa poche quand il s’agit de réclamer les redevances. Jointe au téléphone hier pour les besoins de la journée mondiale du Livre et des droits d’auteurs, elle a tout bonnement fustigé certains comportements. En effet, elle informe que toutes les radios et les télévisions paient la même somme, seulement regrette la dame : « certaines d’entre elles ne le font presque pas. D’autres comme avec la 2stv, Canal info ou Rdv négocient. Mais, je peux dire sans me tromper que c’est Walf seulement qui ne paie pas, c’est pourquoi nous sommes en contentieux. »
KH-DIENE Rewmi
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