Médiatropiques : couleurs tropicales. Chaque semaine, nous posons notre regard sur les rendez-vous artistiques. 
 
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MédiaTropiques, Promenade de la Suze 16,Case postale 91 CH 2501 Bienne-Suisse.
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Intertitres
Au fil de l'actualité

Aurélie Nativel : 
de la peinture pour la bonne cause 

A l'occasion des fêtes de fin d'année, elle fait  une remise de 25% sur ses tableaux. "N'hésitez pas à me demander le catalogue de vente, pensez dès maintenant à vos cadeaux de noël ! En fin de chaque année je reverse 10 % DU PRIX DE VENTE DE MES TABLEAUX à 2 associations : UNICEF en faveur de leurs actions auprès des enfants d'Afrique notamment contre la malnutrition et le VIH et par le biais de SOS ENFANTS pour offrir un colis de produits locaux de première nécessité."

son adresse : 
nativel.aurelie@neuf.fr
18 bis rue des arts
94170 le perreux sur marne
france,
site web 
www.aurelienativel.book.fr

Artiste peintre amateur , sa passion pour le dessin remonte à la petite enfance mais c'est… à l'âge de 12 ans qu'elle réalise son premier tableau dans le cadre des cours de peinture/dessin qu'elle a suivi durant près de 5 années. A la suite de plusieurs années de réalisations avec des techniques sèches, crayon de papier et pastel notamment, c'est vers la peinture à l'huile qu'elle s'est orientée. Après un Baccalauréat d'Arts Appliqués et un BTS de communication visuelle, et en parallèle de son activité dans l'édition, elle se consacre aujourd'hui à la réalisation de tableaux autour de son thème de prédilection depuis de nombreuses années : l'Afrique noire. Son travail se concentre sur la représentation de portraits, nus, scènes de vie, animaux, avec une concentration particulière sur les couleurs et les expressions dans les portraits. La beauté d'une peau colorée, la sensualité d'un corps, la tendresse d'un couple, la beauté du lien parental, le regard d'un enfant... sont autant de thèmes qui inspirent les créations d'Aurélie.
 
 
 
Amen Viana
Togo
Disciple du blues, du jazz, du rock et des sonorités africaines, c'est en puisant dans ces différents styles qu'Amen trouve le sien. Des mélodies envoûtantes se déclinent sur des textes à la fois incisifs et intimistes. Apôtre d'une nouvelle "pop music" africaine acoustique imprégnée de rock, certains pourront y voir un parallèle à la musique de Keziah Jones, avec lequel il a souvent fait des "bœufs". La créativité est au rendez-vous, l'Artiste prêche, laissez-vous convertir. 
Florence
Chitakumbi, une artiste dans la durée 

Son nom évoque le choix porté à un style de musique, aux influences soul, afro et jazz. Elle les exprime par ses propres créations (en français, douala, anglais et umbundu). Des airs métissés planant sur un rythme entraînant que transportent une voix originale. Impossible d’ignorer cette artiste qui monte et convainc par son talent. Portrait d’une battante. 

Il y a une vingtaine d’années, Florence Chitakumbi commençait sa carrière d’artiste d’une manière rassurante. On se souvient de ses débuts, lorsqu’en explorant le black-beat music, le funk, puis le blue-note, elle fit s’émerveiller un public, encore rare, en Suisse, amoureux de ces styles. De la sortie dans les bacs de son tout premier single, UNIQ, au plus récent REGARDS CROISES, que de bons échos ; que du chemin parcouru par Florence Chitakumbi. Chanteuse suisse d'origine angolaise, elle n’a rien oublié de ses débuts. Fièrement, elle parle d’une discipline embrassée avec beaucoup d’optimisme : « Adolescente, j’ai évolué dans des petits groupes, avant de fréquenter des ateliers de musique. J’ai passé une année au Conservatoire de musique de la Chaux-de-fonds. Puis, je fréquentais des clubs ; je me produisais dans des petites salles ; j’assurais les premières parties au Festival jazz de Montreux, au New Morning à Genève, au Plateau libre de Neuchâtel, etc. » Elle n’a pas oublié que bien avant de monter sur la scène musicale, elle avait côtoyer, pour l’aimer, la musique. Sa sensibilité s’aiguillait vers la musique congolaise. En même temps qu’elle découvrait des artistes féminins connues et reconnues : Chaka Khan, Anita Baker, Areta Franklin, Sarah Vaughan ou Ella Fitzgerald. 
 

A dix huit ans, le chemin de Londres lui ouvre quelques perspectives : elle goutte aux sensibilités musicales d’origines diverses. Elle s’essaie sur la scène non sans un objectif arrêté. Faire de la musique sa vie ; s’impliquer ; s’engager et aller de l’avant. Elle se nourrit de jazz. Elle maîtrise la batterie, les claviers, la basse, la guitare et la percussion. Elle va jusqu’à prêter sa voix aux artistes déjà confirmés, que ce soit dans des studios d’enregistrement ou en concerts. Florence se laisse pousser les ailes parce qu’elle croit en son étoile. Elle compose et se produit en solo, mettant en exergue ses propres créations. Mais le moment le plus marquant de sa vie d’artiste demeure son retour en Suisse où, en 1989, elle se lance pour la première fois sous son propre nom, avec son propre répertoire, accompagnée, à l’occasion, des talents dont le percussionniste guadéloupéen René Dambury, père de ses enfants. Ses réguliers passages au BBL (Big Band de Lausanne) seront déterminants pour sa carrière. 
 

C’est ici qu’elle rencontre les meilleurs. Elle se produit parmi de musiciens professionnels hors pair, dont des voix splendides et un répertoire original composé d'arrangements écrits par Duke Ellington pour Ella Fitzgerald. Ce qui ne l’empêche pas de se produire en collectif. Au fil du temps, son nom s’affiche dans des concerts tels le Festival de Nyon, le Cully Jazz festival, le Chat noir et le Paléo festival (en Suisse). Elle est au rendez-vous du Jazzcartoon à Paris ou à l’International Festival of Female Voices à Douala (Cameroun). 
 

A 44 ans, Florence Chitakumbi a trouvé sa place dans la galaxie des professionnels de la musique. Valeur sûre, elle jouit des mêmes considérations lorsqu’il s’agit de programmer son passage dans tel ou tel festival de musique. Elle voyage, sur invitation, loin des frontières d’une Suisse, son pays d’adoption, qui a parrainé ses premiers pas sur la scène musicale. L’Allemagne, l’Afrique du sud, le Mali, la France, pour ne citer que ces quelques pays, l’accueillent à bras ouverts ayant découvert son talent. Confiante, elle tente des nouvelles aventures. Entre 1995 et 1998, elle séjourne à Paris et s’inspire d’autres styles ; elle fait d’intéressantes rencontres, avant de s’imposer sur les scènes de Paris. Le séjour parisien lui est bénéfique à plus d’un titre. C’est là-bas qu’elle se produit en tant que choriste dans le groupe Atlantique et de Teri Moïse. Elle travaille avec des artistes de renoms tels Julien Clerc, Four Roses, Maciré Sylla et Jean-Pierre Cassel. 

L’artiste compte, à ce jour, trois solides albums : Uniq , 6ème sens et Regards croisés. Ce dernier CD, le plus poétique, est une perle. Un véritable voyage dans les cieux du soul et de la musique africaine. Les morceaux à thématiques variables dont elle est co-auteur (excepté le titre Ce matin qu’elle signe seule) mettent en exergue les histoires d’un amour passé teinté d’un brin nostalgique, de solitude, de sentiments refoulés, d’espoir, de dévouement. Des mots qui chatouillent l’inconscient ou les faces cachées d’une relation humaine. Ces titres sont réunis autour de la voix de Florence, qu’accompagne le talent des artistes de premier plan : Laurent Poget et Yves Ndjock (guitares), N’Doumbe Djengue (basse) et Valery Lobe (percussion). Ils nous plongent dans une acoustique exceptionnelle. Dans cet environnement bercé par la guitare sèche, la basse veloutée est savamment exploitée et les percussions sont bien maîtrisées. Dans l’ensemble, les thèmes qu’elle propose traduisent bien le tempérament de l’artiste : femme de paix, femme qui donne de l’amour, femme qui aime cultiver la tolérance. Elle s’inspire des problèmes liés au quotidien, à l’exemple de la solitude et de l’individualisme. Artiste aux talents multiples, il lui arrive de surprendre son public en bien. En effet, en janvier 2010, Florence Chitacumbi était sur scène au Théâtre du Pommier (Centre culturel neuchâtelois) dans le spectacle intitulé Nanguali.

Un projet musical captivant, mis en scène par Anne-Cécile Moser. Entourée de ses musiciens, elle invitait le public à partager ses multiples expériences artistiques, à travers son aventure musicale faite de sonorités, de mots et d’images. Sa voix et sa prestance ont été appréciées en avril dernier au restaurant, bar et Club le China à Paris, milieu branché, s’il en faut où des airs Funk Soul world se font entendre. Le même spectacle avait eu lieu en Suisse, successivement, au mois de mai en zone piétonne de la Neuveville et au mois d’août aux Arcades de Sion. Dire que ce n’est pas fini et que la belle aventure artistique de Florence Chitakumbi se poursuit. 

cikuru batumike
 

Nos rendez-vous parisiens.
avec J-P Vanhoove

dimanches 12 et 19 décembre à 15h : projection de "Le Lièvre et l'Avion" un spectacle de Roch-Amédet Banzouzi et d'Emmanuel Letourneux. C'est l'histoire d'un petit garçon congolais qui rêve de devenir pilote d'avion. Comme il n'y a pas d'école pour cela dans son pays, il quitte sa famille et entreprend un long voyage à travers la forêt équatoriale pour atteindre la France. Mais la forêt est profonde, le voyage est périlleux et les obstacles qui attendent le petit garçon à son arrivée en France sont innombrables. Pour les vaincre, l'enfant n'a pour seule arme que son intelligence, son imagination et le mystérieux soutien de ses ancêtres. Roch-Amédet Banzouzi seul sur scène joue tous les personnages (humains et animaux) rencontrés par l'enfant au cours de son long périple en mettant en vie divers objets, toute une pléiade d'accessoires qui deviennent ainsi des éléphants, des baleines, le commandant de bord... Mise en scène : Emmanuel Letourneux - Lieu Musé Dapper, 35 bis, rue Paul Valéry, Paris 16è - Rens 01 45 02 16 02 / 01 45 00 07 48 - Réservation conseillée au 01 45 00 91 75 communication@dapper.com.fr 

du mardi 7 décembre au 6 avril 2011 du lundi au samedi 14h à 19h : Exposition Senoufo : Issus du "melting pot" ivoirien, les Sénoufo ( littéralement ceux qui parlent le séné ) se déploient jusqu'au Mali. Leur diversité ethnique en explique le foisonnement artistique dont les masques comme le statuaire combinent à la fois les fonctions de divertissement ou de contrôle social ( confréries secrètes, guérisseurs, sorciers..). Si le statuaire insiste sur la pureté de la forme et la mixité de divers matériaux ( bois, tissu, fibre végétale, pigments purs), le masque vise à s'approprier les forces multiples de l'anthropomorphisme comme donnée fondamentale, soit le symbole de l'incarnation du monde des esprits. C'est dans la perception de cette force que s'exerce le talent des artistes. Armand Auxiètre, Directeur de la Galerie " L'oeil et la Main " a choisi de présenter pour cette exposition un masque casque Sénoufo qui reprend les critères essentiels de la création plastique Sénoufo, entre intellectualisme de la ligne et sensualité du modelé, organisant ainsi des compositions d’un intense dynamisme. Vernissage le Mardi 7 décembre 2010, à partir de 18h30 - Lieu : Art Gallery l’?il et la main, 41 rue de Verneuil, Paris 7è - Rens. 01.42.61.54.10 contact@agalom.com 

 
 
stages de danse à Genève

SERGE ANAGONOU accompagné par Alex aux percussions. Lieu : Usine Kugler, rue de la Truite 4bis, 1205 Genève. Dimanche 5 décembre 2010, 10h – 13h, CHF 80.—
TOUS NIVEAUX. Inscription: stage@atelier-corps-et-mouvement.com ou 079/543 10 31

SERGE TSAKAP DUPONT. Ballet National du Cameroun, Compagnie "Montalvo-Hervieu" et Compagnie "La Calebasse" de Merlin Nyakam. Lieu : Ecole des Cropettes, 8 rue Baulacre, Genève 20 et 21 novembre 2010, 14h à 17h. TOUS NIVEAUX. Inscription :  elena.mauri@netcourrier.com ou valerie.frison@gmail.com. Ou par SMS au 079.417.31.26 (tel. Elena) ou 079 824 31 05 (tel. Valérie)
A l'école de Juliette Monehon Kohler

L'Afro-danse ethnique a le vent en poupe. Des écoles poussent comme des champignons un peu partout dans les villes suisses cependant que peu d'entre elles peinent à connaître du succès. Seules les professionnelles arrivent à mener l'activité à bon port, à l'instar de Juliette Monehon Koller, suissesse originaire de la Côte d'Ivoire. "J'ai grandi une famille de musiciens et de danse dans le style traditionnel de Touba. J'ai fait ma formation avant de pratiquer la danse plus tard en compagnie des chorégraphes de renom. J'ai, par exemple, travaillé sous la houlette des chorégraphes Yade Silvain et Marie Rose Guirau à l'école de danse EDEC à Abidjan. Je travaille en tant que woman show."   Aujourd'hui, elle enseigne la danse et la chorégraphie, aidée au niveau du rythme par la présence d'un percussionniste.  En effet, Juliette Monehon Koller gère, depuis une quinzaine d'années, l'une des écoles de danse qui comptent sur la place de Berne. Laissez votre corps sentir le rythme, telle est sa devise. On la retrouve chaque lundi, de 19h30 à 20h30 entourée de ses élèves, au studio d'art corporel, situé à Seilerstrasse 4, 3001 Berne, téléphone national  079 582 41 68  E-mail : lovely.afro @ yahoo.com 

 

on en parlera
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Le gingembre de Baïlo Diallo

La notice est récente, dans les milieux du business suisse. "BAILO Gingembre, Diallo Rottet, à Delémont est une nouvelle entreprise individuelle, inscrite au registre de commerce, dans le canton de Jura. Objet de l'entreprise: Vente de produits à base de gingembre, 100 % naturel."   Baïlo Diallo Rottet a trouvé la parade : commercialiser cette racine dans sa forme liquide, proprement embouteillé, sans ajout d'ingrédients superflus. "Baïlo Gingembre est ma marque: c'est un fortifiant traditionnel 100 % naturel, estime Baïlo Diallo, pour qui cette racine peut non seulement accompagner des repas, mais également se boire en cocktail mélangé, avec ou sans alcool". En plus de sa vertu aphrodisiaque légendaire qui fait dire que son action agit sur les organes du petit bassin ou soulage les  maux de gorge, rhume, sinusite, soigne les rhumatismes,  insuffisance respiratoire, maux et douleurs ou compense l'épuisement nerveux et autres crampes abdominales. Depuis la création de sa marque, Baïlo Diallo va de surprise en surprise. "Je suis contente que mon concept plaise."  Le gingembre frais est un aliment de base des cuisines asiatiques; il aromatise sauces, viande, poisson, fruits de mer, riz, tofu et potages. D'aucuns en font de la confiture et des friandises confites, d'autres l'utilisent pour accompagner les sushi et les sashimis; pour parfumer gâteaux, biscuits, pain d'épices et compotes. Il est d'usage d'utiliser l'huile essentielle du gingembre dans la fabrication de bières et de boissons gazeuses. Cette racine principalement cultivée sous les tropiques, en Malaisie, Indes et Chine a ses adeptes en Suisse, et principalement dans la communauté afro-antillaise. Ce  rhizome dont la pulpe très aromatique est piquante, n'a pas cessé d'inspirer consommateurs et commerciaux aux quatre coins du  monde.  Adresse: Baïlo Gingembre, Chemin des Boulaines 2 CH 2800 Delémont. Tél. 079 462 26 96 E-mail b.diallorottet@hotmail.com
 
 
 

 

Autour des fêtes de fin d'année
jeudi 30 décembre, de 22h30 à 6h du matin : soirée dansante Bonaberi Winter 2010 Party - Ce sera l'occasion pour les Bérinautes de tous horizons, les Camerounais en particulier et les Africains en général, de se réunir sur fond de musique camerounaise avec les stars du moment (Lady Ponce, Longuè Longuè) mais aussi tous les styles musicaux qui font fureur au Cameroun et auprès des Camerounais de tous bords (Makossa, Bend Skin, Bikutsi, Assiko). Cette soirée étant aussi un rendez-vous de l'élégance camerounaise, les choix d'habillement devront être glamours, sexys et séduisants. - Tarif de 20 et 30€ selon le mode de réception des billets choisi (voir plus bas). - Lieu : Gibus Night Club, 18 rue du Faubourg du Temple, Paris 11è, M° République - Rens. Tchoko : 06 10 16 46 33, Haroun : 06 18 78 51 15, Touli: 06 85 10 63 88, Le Mythe : 06 64 87 59 10, LSK : 06 10 72 50 27, Martiello : 06 65 58 13 73 contact@bonaberi.com (pour réserver ses billets en ligne)

vendredi 31décembre de 20h à l'aube : Réveillon de la Saint-Sylvestre des Entrepreneurs - profiter de l'effervescence autour de la "Saint-Sylvestre" et permettre à aux entreprises de nouer des "contacts utiles" en s'amusant. Compte tenu du Prestige de la manifestation, l' accès se fera Uniquement sur réservation & prévente ! - Dîner : buffet ( entrée, plat, dessert, champagne, vin) - Musique, danse, Animation , - Mise en avant des entreprises, contacts d'affaires , partenariat, etc… - Lieu : Hôtel Crowne Plazza, 10, place de la République, Paris 10è, M° République, - Réservation avant le 29 décembre 06 65 06 77 67 / 06 68 48 28 53 / 07 60 11 10 27 : association.cicp@hotmail.fr http://www.reseau-mondial-des-affaires.com

 
Ce mois-ci à  la Une
 
Nilsa
Mozambique 
La musique de Nilsa c’est l’énergie à l’état pur : Nilsa, chanteuse originaire du Mozambique, présente son nouveau CD et sa voix incomparable dans un nouveau mix relevé de Reggae, de Pop et de Hip Hop, nous séduit par ses tonalités et grooves au flair africain. Les fans de Nilsa ont attendu presque cinq ans la sortie de son nouvel album. Après une longue pause suite à la naissance de son enfant, la chanteuse présente ses nouvelles chansons dans un style bien à elle. «Aphale» est le titre de son nouveau CD. Ce titre est aussi celui d’une de ses chansons avec pour sujet une demande en mariage. Elle sera sur scène  le Vendredi, 14.01.2011 au Kulturkarussell Rössli, Stäfa (tél. 044 926 48 67)
Suite

mercredi 15 décembre à 20h : projection de "Derrière le silence" de Mariama Sylla , Documentaire Sénégal 2005 : Amy et Anta, deux Sénégalaises vivant avec le virus du Sida, se cachent derrière leur voile pour raconter leurs souffrances. Elles lancent un cri à la société qui les a marginalisées. Babacar et Ismaïla Goudiaby, vivent également avec le VIH. Dans ce film, leur dialogue apparaît comme un jeu de miroir. Ismaïla Goudiaby est actuellement le seul séropositif qui ose parler à visage découvert sur 12 millions de Sénégalais dans le pays où le sujet demeure tatou. Leur regard sur la maladie est plein d'espoir et de courage. Deux hommes, deux femmes, un même combat : lutter contre la discrimination et la stigmatisation dont ils sont quotidiennement victimes. - Lieu : Centre Culturel La Clef, 21 rue de la Clef   Paris 5ème, M°: Censier Daubanton - Rens. AFASPA - Association Française d’Amitié et de Solidarité avec les Peuples d’Afrique, 01 49 93 07 60 afaspa@wanadoo.fr , michele.decaster@wanadoo.fr 

jeudi 16 décembre à 19h : finale de la 12 ème édition de la Marmite d'or de la gastronomie Afro-Antillaise - Concours - La douzième édition de la marmite d'or de la gastronomie Afro-Antillaise a pour thème rencontrer l'autre à travers la cuisine. Les invités surprises sont attendus, surtout une vedette Africaine qui revient d'une tournée artistique en Afrique nous fera le plaisir d'etre présente, aussi, la mairie de Paris à travers la déléguation de l'outre-mer à la mairie de Paris a reoubler ses efforts cette année pour soutenir l'événement. Nous aurons aussi la présence de bon nombre des élus de la diversité républicaine ainsique les personnalités du monde des spectacles. - Lieu : Auditorium de la Mairie de Paris , 5, rue Lobau, Paris 4è, M° Hôtel de ville - Rens. Robert FOPA, 06 09 25 01 64 / 01 43 49 51 10 aicsf.paris@gmail.com - Réservation 01. 42. 76. 67. 20

 


Nos rendez-vous parisiens.
avec J-P Vanhoove

jusqu'au 24 décembre 2010: 22ème édition Itinérances : Pour cette 22ème édition nous allons réaffirmer, face aux dérives politiques vers la déchéance et l’expulsion, quelques principes de remue-méninges sonore, posant l’errance et le nomadisme comme un droit fondamental. En intitulant cette édition « Itinérances », je tenais juste à préciser que le choix du festival de changer de ville à chaque concert fait la richesse de notre programmation, valsant d’un style à l’autre à chaque étape. Les voix éblouissantes d’Omar Pène (Sénégal), Takfarinas (Algérie), Danyel Waro (île de la Réunion), Mahmoud Ahmed (Ethiopie), Lokua Kanza (Congo) ou Adja Soumano (Mali) en seront les fers de lance. Après un été politiquement sordide, ce titre prend aujourd’hui un nouvel écho. Il permet de confirmer que la rencontre et le croisement des énergies musicales demeurent notre force face à ceux qui n’ont de cesse de figer notre identité, d’exclure l’autre et de nous enfermer dans des frontières forteresses. Rens 01 47 97 69 99 06 64 15 51 80 pit@noos.fr

jusqu'au 14 décembre du lundi au vendredi de 9h30 à 17h30 Exposition collective : Quatre jeunes photographes y présentent leur travail sur Brazzaville. La Librairie-galerie Congo met en scène les regards de quatre fauteurs d’images de la jeune photographie africaine : quatre visions de la réalité congolaise, l’une jouant d’ombres et de lumières, celle de Baudouin Mouanda avec la série Entre racine où la photo devient tableau ; François Ndolo qui présente sept photographies mettant en lumière l’indéfectible relation entre l’eau et les Congolais ; Steven Lumière Moussala explorant les contrastes et les mouvements des corps ; enfin Samuel Nja Kwa qui interroge les grands noms de la musique congolaise. Baudouin Mouanda, François Ndolo et Steven Lumière Moussala sont tous les trois membres du collectif Génération Elili qui regroupe les photographes congolais. - Lieu : Galerie Congo Paris, 38 rue Vaneau, Paris 7è - Rens. 01 40 62 72 80 librairie@lagaleriecongo.com Bililihttp://www.afriqueinvisu.org/congo-na-bilili,235.html

jusqu'au 26 décembre du mardi au vendredi de 13h à 17h30 et le samedi de 13h à 19h : Anzoumane Sissoko, un migrant entre Paris et Monéa : Photographies Anaïs Pachabézian présenté par l'association Regards Immédiats - Anzoumane Sissoko a travaillé durant treize ans en France sans papier. Agent d'entretien sur un marché couvert parisien, son salaire lui permet juste de nourrir sa femme et ses enfants et d'envoyer de l'argent régulièrement à sa famille restée au pays. Cet argent sert à financer des projets au village. Très engagé dans la lutte des sans papier, il a obtenu une carte de séjour d'un an en février 2006. En octobre de la même année, il est retourné voir sa famille… - Lieu : Cité Nationale de l'Histoire de l'Immigration, 293 avenue Daumesnil, Paris 12è, M° Porte Dorée - Rens Anaïs Pachabézian 06 33 48 04 56 anaispbz@gmail.com 

 

samedi 11 décembre de 14h à 19h : 38ème conférence citoyenne ayant pour thème : Lutte contre les discriminations et citoyenneté politique. À l’occasion de la Journée Internationale des Droits de l’Homme, AIDE Fédération : Depuis le milieu des années 90, les pouvoirs publics, les partis politiques, les organisations syndicales et le monde associatif mènent des actions pour réduire, voire éliminer les discriminations multiples dans notre société. - Quel bilan pouvons-nous faire aujourd’hui des actions et des dispositifs de lutte contre les discriminations, notamment celles liées à l’origine ? - L’efficacité de la lutte contre les discriminations ne passe-t-elle pas également par la reconnaissance d’une citoyenneté interculturelle et l’instauration d’une véritable citoyenneté politique ? - Lieu Hôtel Holiday Inn, 11 rue de Lyon Paris 12ème - Rens 01 40 19 91 51, el-hakkaoui@aide-federation.org discrimination@aide-federation.org 

mercredi 15 décembre de 9h30 à 19h : Colloque « Liberté de circulation en Afrique de l’Ouest. Défis et enjeux pour la CEDEAO et l’UE » , Ce colloque prolonge les études et les réflexions menées à l’occasion de la mise en oeuvre de l’« Observatoire des migrations internationales ouest-africaines au service d’une coopération renouvelée entre l’Afrique de l’Ouest et l’Union européenne» (OMAE). L’idée centrale de ces travaux est de concevoir et de promouvoir de nouveaux outils susceptibles, en matière de migrations, d’aider les Etats du Sud à l’élaboration de politiques publiques indépendantes, respectueuses du droit des migrants sans jamais méconnaître les impératifs de respect des souverainetés nationales. Au fil des recherches, trois questions se sont imposées, découlant les unes des autres : Comment construire une statistique publique dans les Etats du Sud susceptible de fournir les indicateurs utiles à la définition de leurs politiques publiques ? Quelles sont les réalités du droit, national et régional, en Afrique de l’Ouest ? La libre circulation constitue-t-elle une notion universelle ? Sur tous ces points, les analyses et débats qui nourriront les travaux de ce Colloque permettront de soumettre les premiers éléments de réponse et de nouvelles pistes de réflexion à l’appréciation de la communauté scientifique et des responsables politiques. -- Organisé par le Centre Population et Développement (CEPED - IRD) en partenariat avec le Secrétariat du Club du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest/OCDE et l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar - Lieu : Siège de l’OCDE, Salle CC10, 2 rue André Pascal, Paris 16è, M° la Muette - Réservation avant le 6 décembre à Anne Bekelynck du CEPED 06.74.49.24.54 , circulation@ceped.org ou Nelly Robin : 06.83.77.42.29 nelly.robin@ird.fr, - Ce séminaire a été réalisé avec l'aide financière de l'Union européenne. Le contenu de ce document ne peut en aucun cas être considéré comme reflétant la position de l'Union européenne

à voir absolument
jeunes artistes

 jusqu'au 22 décembre : Atelier-création pour 20 jeunes artistes "projet le geste et la voix" Présentation du spectacle le 10 décembre 2010 à Pantin, Chorégraphie et mise en scène: Franck Dribault et Pier Ndoumbe, Assistés de Marguerite Mboulé -- Cours de HIP HOP avec Benoit Dubessy : Cours le vendredi de 20h30 à 22h Tout niveau à partir de 16 ans A la Cité Traeger : 19 rue Boinod Paris 18è, M°: Marcadet-Poissonniers; Cours le mercredi de 14h30 à 16h30 Tout niveau à partir de 16 ans Maison de quartier, av des courtillières à Pantin (93) -- Groupe de recherche chorégraphique et vocal France Sénégal ( GRCVFS) au 104, 5 rue Curial Paris 19 -- Direction artistique: Franck Dribault et Pier Ndoumbe Assistés par Marguerite Mboulé - Performance prévue en juin 2011 - Tarifs 10€/23€ et abonnement annuel 50€/150€ Rens. 06 67 11 31 88 p.ndoumbe@yahoo.fr 
à suivre

Noël Mandingue




vendredi 24 décembre de 20h30 à 00h : Noël Mandingue. Dans le cadre du Festival Africolor, le Sax vous propose de fêter Noël différemment et vous donne rendez-vous pour une soirée familiale placée sous le signe des sons chauds du Mali. Des dizaines de percussionnistes amateurs, débutants et confirmés viendront battre le rappel de la soirée avec Séga Sidibé, grand maître des tambours mandingues; Adja Soumano, la djeli (griotte en français) dont tout le Mali parle; Djéliny Kouyaté qui continue de transmettre par le chant la tradition de son pays, en compagnie de son mari joueur de n'goni. Tarif : PT: 15€ / TR : 13€ / tarif enfant et famille : 8€ / tarif carnet : 13,50€ - Lieu : Le Sax, 2 rue des Champs, 78260 Achères, (réservation indispensable au 01 39 11 86 21 ou resa.lesax@wanadoo.fr)

 

du vendredi 12 novembre au 24 décembre 2010: 22ème édition Itinérances : Pour cette 22ème édition nous allons réaffirmer, face aux dérives politiques vers la déchéance et l’expulsion, quelques principes de remue-méninges sonore, posant l’errance et le nomadisme comme un droit fondamental. En intitulant cette édition « Itinérances », je tenais juste à préciser que le choix du festival de changer de ville à chaque concert fait la richesse de notre programmation, valsant d’un style à l’autre à chaque étape. Les voix éblouissantes d’Omar Pène (Sénégal), Takfarinas (Algérie), Danyel Waro (île de la Réunion), Mahmoud Ahmed (Ethiopie), Lokua Kanza (Congo) ou Adja Soumano (Mali) en seront les fers de lance. Après un été politiquement sordide, ce titre prend aujourd’hui un nouvel écho. Il permet de confirmer que la rencontre et le croisement des énergies musicales demeurent notre force face à ceux qui n’ont de cesse de figer notre identité, d’exclure l’autre et de nous enfermer dans des frontières forteresses. Philippe Conrath - L’affiche, les photographies des artistes, les mises à jour sont sur www.africolor.com, « Espace Pro » Mot de passe : 1989 Festival Africolor - Rens 01 47 97 69 99 06 64 15 51 80 pit@noos.fr
 

jusqu'au 13 décembre : 28ème Festival Théâtral du Val d'Oise : L’édition 2010 met à l’honneur l’Afrique subsaharienne. Un tiers des spectacles (soit 30 représentations) sont en lien, de façon directe ou indirecte, avec cette région du monde. Ecran VO vous invite à des projections de films africains et à un hommage à Sotigui Kouyaté. Nous vous invitons à croiser notre culture avec des cultures autres, à les découvrir, à nous interroger… Cet axe de programmation enrichit l’opération départementale "Visa pour l’Afrique", qui se déroule d’avril à décembre, et regroupe l’ensemble des structures du Val d’Oise dans des domaines aussi variés que la musique, la danse, le cinéma et le théâtre. Dans 48 villes et 67 structures culturelles 32 spectacles pour 167 représentations - Rens. 01 34 20 01 08 

vendredi 10 décembre à 20h : Concert ETHIOPIQUE Avec uKanDanz Quartet, Mahmoud Ahmed puis Projection de Le Baroque Nomade en Ethiopie, à la rencontre des Azmari » - Avec uKanDanz Quartet électrique nourri de rythmes éthiopiens, d’influences rock, de musique indienne et improvisée, uKanDanz voyage entre l’ethiogroove et les musiques actuelles. A l’origine du groupe, Damien Cluzel et Lionel Martin, un guitariste et un saxophoniste avec le jazz en passion commune. Après avoir formé un duo très free, les deux complices rencontrent Frédéric Escoffier et Guilhem Meier pour constituer un groupe avec clavier et batterie autour d’un répertoire pop rock. -- avec Mahmoud Ahmed, l’Europe découvre l’âge d’or de la musique éthiopienne de la fin des années soixante, une nouvelle forme de pop urbaine et funk. Ving-cinq ans après, les albums Eré méla méla, Alèmyé, et les deux autres volumes Éthiopiques dédiés au chanteur sont devenus des classiques. Et ce sont maintenant les musiciens occidentaux qui reprennent cet « éthio-groove » ! -- A 18h… Projection « Le Baroque Nomade en Ethiopie, à la rencontre des Azmari » Réalisé par Grégoire Mercadé, ce film documentaire et musical est une aventure artistique et humaine inoubliable : la musique baroque occidentale se fond à la magie du chant, de l'improvisation et de la danse azmari. Restauration éthiopienne sur place place - Tarif 15€ - Lieu :Théâtre Gérard Philipe 59, boulevard Jules Guesde à Saint-Denis 93 -M° Saint-Denis Basilique (L13) ou RER D (dir. Orry- la-Ville) "Saint-Denis", puis T1 "TGP" - Rens. : 01 48 13 70 00 ou Festival Africolor 01 47 97 69 99 06 64 15 51 80 pit@noos.fr

Cinéma

Vénus noire de Kechiche : un film qui vous soulève le cœur, mais ne vous tire aucune larme

Sylvie Chalaye
 
 

Il faut d'abord souligner le courage d'Abdellatif Kechiche et sa détermination. Le réalisateur de La graine et le mulet a choisi de porter au jour, sous le regard du grand public, une histoire enfouie depuis le XIX siècle et qui avait seulement fait quelques vagues en 1999 quand la France était en conflit diplomatique avec l'Afrique du Sud au sujet des restes de Saartjie Bartman dont elle demandait vainement la restitution. Appartenant au peuple des Khoïkhoï dans la région du Gamtoos, Saartjie Bartman est cette femme aux fesses prodigieuses que deux aventuriers avaient fait venir à Londres vers 1810 pour créer une attraction connue sous le titre de "Vénus Hottentote" à Picadilly. Jugé indécent, le spectacle avait dû s'exiler loin de Londres. On retrouve la Vénus Hottentote, quelques années plus tard, à Paris, dans les salons de l'aristocratie de l'Empire, avant de finir sur la table de dissection du Musée d'histoire naturelle sous le scalpel de Cuvier en 1814. Son moulage en plâtre fut exposé au Musée de l'Homme jusque dans les années 1970, sans que ses cendres n'aient jamais été inhumées. Histoire qui frappe les imaginations, et en dit long sur la tradition des exhibitions de foire, le culte de l'exotisme et le mépris de l'autre. Avec ce film, Kechiche restitue la mémoire de Saartjie Bartman et entreprend en quelque sorte de lui consacrer une sépulture, la sépulture de l'œuvre d'art. Mais Kechiche ne convoque aucun bon sentiment et ne laisse aux spectateurs que l'écœurement et la suffocation, aucune place pour l'émotion et les larmes.

On pourrait d'ailleurs au final avoir le sentiment qu'il rate son objectif, car s'il déshumanise le regard des spectateurs et dénonce la monstruosité de voyeur, il n'humanise pas davantage Saartjie Bartman dont la tragique aventure emporte dans la spirale vertigineuse de l'avilissement. Embarquée sur la pente d'une descente inexorable dans les bas-fonds de l'âme humaine, elle meurt après une passe avec un client, ramassé dans la rue. Terrassée par une pneumonie, elle tombe, s'affaisse et meurt à même le sol d'une chambre miteuse au fond d'un taudis. Elle, que l'on voyait traverser fièrement Londres sur son cabriolet, gantée de rouge et escortée par ses servants noirs, la voilà à la fin de l'histoire, tombée au plus bas des miasmes parisiens.

 Au plan esthétique, la caméra de Kechiche fait des merveilles et son travail de l'image, largement inspiré par la peinture de Goya, cisèle avec minutie l'univers fantasmatique du peintre. Mais le parti pris choisi pour raconter la trajectoire d'une vie et les éclairages retenus sur tel ou tel pan de l'histoire fragilise la portée tragique de ce destin. D'abord l'histoire est considérablement simplifiée et l'obsession fantasmatique concernant les parties génitales de la Venus prend une dimension outrancière qui traduit la fascination que ce personnage continue d'exercer, mais qui déporte les enjeux vers du "sensationnalisme". Le fameux tablier des Hottentotes prend une place démesurée, qui est peut-être à l'image du fantasme, mais qui finit par occulter la réelle tragédie. Bien sûr l'attraction-répulsion du sauvage sur les sociétés dites civilisées continue d'avoir du poids au lendemain des Lumières et des soubresauts de la Révolution, mais l'attrait de la différence et sa dimension malsaine, prennent une autre forme au XIXe siècle avec les débuts de l'anthropologie et la nécessité de justifier scientifiquement une hiérarchie des races qui répondrait à l'ordre économique, puisque l'Eglise a perdu la face et que l'ère de l'esclavage commence à être sur sa fin après trois siècles d'épanouissement.

L'œuvre semble marquée par une césure esthétique assez étonnante. Le dernier quart du film paraît en effet d'une facture très différente. Après l'aventure bucolique du Jardin du roi, la tragédie de Saartjie Bartman s'accélère, elle qui n'a pas voulu montrer son tablier d'Hottentote aux scientifiques, se trouve emportée dans le tourbillon de la luxure où l'a poussée son terrible mentor Réaux, le montreur d'ours, qui l'avait rachetée à Caezar après le procès. Soudain on passe de l'obscénité des peintures de Goya à une curieuse intimité de bordel qui fait penser à la peinture d'Ingres et évoque bien plus le Harem d'Alger que les maisons closes des galeries du Palais Royal au début du XIXe siècle. Les dialogues semblent improvisés et raisonnent avec un naturel déconcertant qui tranche avec le style de la première partie du film et crée un effet de réel au détriment de la composition artistique du film.

Néanmoins la scène qui constitue l'œil du cyclone dans lequel se perd Saartjie Bartman, ce cœur névralgique du film auquel se rattachent au final toutes les mésaventures de la Vénus Hottentote est cette magistrale scène du procès où une actrice outrée par les déclarations de Saartjie, jeune Hottentote venue à Londres pour donner un spectacle d'exhibition exotique, lui dénie avec violence, la bave à la bouche, toute capacité de jouer la comédie. Kechiche fait preuve ici d'une belle perspicacité, car ce déni est encore tout entier au fond du regard de beaucoup de spectateurs qui s'attachent au théâtre d'Afrique et des Caraïbes en voyeurs et voient l'acteur noir ou africain comme réduit tout entier à sa présence charnelle, son être-là, comme s'il ne jouait pas. L'indignation anglaise comme la curiosité des scientifiques français se répondent et confinent à la même monstruosité. L'association philanthropique qui veut soustraire Saartjie Bartman à l'exploitation de Caezar, tandis qu'elle dénonce la condition d'esclave de la jeune femme, veut se donner bonne conscience, mais continue de voir dans Saartjie un être inférieur, incapable de s'adapter et de comprendre les artifices de la civilisation, une victime dénaturée qu'il faut renvoyer à son monde sauvage. Les scientifiques français, eux, voient en elle l'opportunité d'une étude anatomique sur un spécimen authentique. On pourrait croire que les uns sont du côté du cœur, de la sensibilité et les autres du côté du rationnel et du cynisme, mais dans l'un et l'autre cas, il y a la posture dominante d'un occident convaincu de sa supériorité intellectuelle et morale. Le film superpose ainsi avec une réelle finesse l'amphithéâtre, la scène et le tribunal, et au final le cinéma même où nous venons voir le film, tous ces lieux où le regard l'a mise en spectacle et légitimée par la science, l'artifice théâtral, la justice ou la projection sur l'écran. L'obscénité n'est pas seulement le lot d'une société aristocratique délurée : science et conscience y contribuent tout autant.

Manifestement le projet du film n'est pas tant l'édification d'une sépulture à Saartjie Bartman qu'une réflexion sur la propension qu'a la société à trouver jouissance dans le fait d'ouvrir une fenêtre dans l'intimité de l'autre. Mais accepter d'exhiber l'intime et le mettre en scène, se prêter à cette mascarade, c'est entrer dans la spirale de la prostitution. Kechiche fait de la terrible aventure de la Venus Hottentote une parabole universelle, et éminemment contemporaine, qui dépasse largement le destin personnel de Saartjie. Et on comprend alors pourquoi, il n'a pas choisi de coller à l'histoire réelle. Cette descente aux enfers résonne avec force comme une mise en garde dans notre monde médiatique des reality shows où l'exhibition de l'intime, du "Loft" à "Secret story", est devenue banale.

Sylvie Chalaye

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Littérature: mercredi 10 novembre de 17h45 à 19h45 : Rencontre-débat sur : 
« Immigration et littérature » , dans le cadre du cycle « Que peuvent les productions littéraires africaines ? » Intervenants : Christiane Albert et Blaise N’Djehoya, Animation : Boniface Mongo-Mboussa Organisé par la CADE Coordination pour l’Afrique de Demain et ENDA-TIERS MONDE Organisation Internationale Environnement et développement - Lieu : Ecole Nationale d’Administration (ENA), amphithéâtre Parodi, 2, avenue de l'Observatoire - Paris 6ème, RER B : Luxembourg, Bus : 38 et 82 - Rens : 01 43 48 14 67 cade@afrique-demain.org 

mercredi 10 novembre à 20h : Carte blanche à la romancière Fabienne Kanor pour une soirée littéraire inédite où poètes et poétesses viendront déclamer leurs textes. Une soirée au carrefour du lire et du dire pour célébrer une littérature vivante avec Syto Cavé (Haïti) & Ina Césaire (Martinique), James Noël et Amos Coulanges (Haïti), Gerty et René Dambury, (Guadeloupe), Delphine II, Fabienne et Véronique Kanor (Martinique-France) - Tarif 12 €/8€ - Lieu : Maison de la culture du Monde, 101boulevard Raspail, Paris 6è - Rens. 01 45 44 72 30 
 
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Femmes du Congo-Kinshasa. Défis, acquis et visibilité de genre
de Cikuru Batumike. 
Collection : études africaines. Editions L'Harmattan, mai 2009, Paris. Poids : 120 g 100 pages. ISBN : 978-2-296-07779-9. Prix public TTC : 11,00 €; frais de port et emballage : 1,50 € pour la Suisse. Réservez votre exemplaire auprès de l'auteur : cikurubatumike@hotmail.com ou par un simple courriel aux éditions l'Harmattan, service de diffusion : presse.harmattan5@wanadoo.fr
 
 

Lettres ...
Les correspondances entre deux personnes aux origines culturelles éloignées, en terme géographique, se suivent mais ne se ressemblent pas. Les lettres de Marie Ito et de Cikuru Batumike, réunies ici, gardent un ton original. Au lieu d’être une perception née d’un choc de cultures, elles révèlent un échange qui ne se limite pas au seul cadre des référents culturels. 
Lettres à (de) l’amie qui me veut du bien, Nb de pages : 88, aux Editions Baudelaire, avril 2009. ISBN : 9782355081170 
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jusqu'au 31 décembre 2010:  du mercredi au lundi de 9h30 à 12h45 et de 14h à 17h15 : « Ivoires africains de la Renaissance » - Au château d'Ecouen sont exposés plusieurs ivoires sculptés au XVIe siècle en Afrique de l’Ouest, un art très prisé par les grandes cours européennes, en particulier le royaume de Portugal. Cette collection, modeste en nombre, présente les plus remarquables pièces conservées dans les collections publiques françaises. Tarif : 4 €, gratuit pour les enfants - Lieu : Musée national de la Renaissance, rue Jean-Bullant, Château d'Ecouen, Ecouen (95),  Rens: 0134383850 ou 01 39330900

jusqu'au 14 décembre de 9h30 à 17h30 Exposition collective : Quatre jeunes photographes y présentent leur travail sur Brazzaville. La Librairie-galerie Congo met en scène les regards de quatre fauteurs d’images de la jeune photographie africaine : quatre visions de la réalité congolaise, l’une jouant d’ombres et de lumières, celle de Baudouin Mouanda avec la série Entre racine où la photo devient tableau ; François Ndolo qui présente sept photographies mettant en lumière l’indéfectible relation entre l’eau et les Congolais ; Steven Lumière Moussala explorant les contrastes et les mouvements des corps ; enfin Samuel Nja Kwa qui interroge les grands noms de la musique congolaise. Baudouin Mouanda, François Ndolo et Steven Lumière Moussala sont tous les trois membres du collectif Génération Elili qui regroupe les photographes congolais. - Lieu : Galerie Congo Paris, 38 rue Vaneau, Paris 7è - Rens. 01 40 62 72 80 librairie@lagaleriecongo.com

mercredi 8, vendredi 10 et samedi 11 décembre : Edition 2010 «Un Monde en 3 jours Monde» sous le signe cette année de l'Ile de la Réunion» . L'Association K-nal St Martin, vous invite à la rencontre d’un monde en 3 jours riches en saveurs, odeurs, en images, contacts… Ce projet placé dans un cadre d’échanges culturels, a pour priorité de favoriser la rencontre, la compréhension, l’amitié, la paix entre les peuples et notamment les peuples. Cet évènement souhaite contribuer au développement et à la promotion d’une Région du Monde sous d’autres aspect que des critères « touristiques tels que plages cocotiers » mettre en avant la rencontre de l'autre à travers son histoire et sa culture. L’Association K-nal ST Martin, l’ensemble de ses partenaires nourrissent l’ambition de faire de cet évènement un tremplin le renforcement des relations d’échanges entre ces régions ayant une histoire liée avec l’Europe et se veut un avant-goût festif de Noël pour une population qui n’a pas forcément les moyens d’avoir un Noël ensoleillée près de leurs. - Rens 06 33 60 61 57 , 06 32 49 26 75 knalstmartin.marie@gmail.com 

mercredi 8 décembre de 11h à 13h : Conférence : How to educate African people ? Anthropologists in debate during the 1920s and -30s. Dans le cadre du séminaire Afrique australe : Etat, Sociétés et Problèmes sociaux. Le séminaire organisé sous la responsabilité de Jean Copans et Ingolf Diener, propose d’analyser la dynamique des relations sociales et politiques dans les pays d’Afrique australe et dans la région en tant que telle. Les premières séances seront consacrées à une présentation synthétique et didactique du sub-continent, de ses sociétés, de leur histoire et de leur économie. Ensuite, en variant les approches disciplinaires et les domaines thématiques, le séminaire fera intervenir chercheurs confirmés, doctorant(e)s ainsi qu’invité(e)s en provenance de la région. L’accent sera mis sur les dynamiques des sociétés post-coloniales et post-apartheid. - Lieu : Centre d’Etudes Africaines, salle de réunion, 2e étage, 96 bd. Raspail, Paris 6è - Rens. : diener.ingolf@neuf.fr 

samedi 11 décembre de 11h à 22h : Expositions - Marché créole & stand des partenaires, Conférence - « Un jour un Monde» Olympe de GOUGES -- Le Marché Créole de 11h à 22 h, exposition vente - Stand de Gastronomie : Vanille, Fruits de saison, Epices, - Stand d'Artisanats, vente de cd's, livres - Stands des Partenaires -- Restaurant Ile de la Réunion de 11 h à 22 h : 2 Formules (Espadon ou Rougail Saucisses) Formule découverte à 15 euros (Entrée + Plat+dessert) -- Animations à partir de 14 h au niveau des stands par Troupe Maloya / Kréolettes/K'Bar -- Cocktail offert par le Restaurant Ile de la Réunion aux officiels et partenaires -- et à partir de 19h : 4 CONCERTS / Participation 5 € : Troupe MALOYA (Ile de la Réunion) - CARSON (Madagascar) -YELA (Ile de la Réunion) - ZILA (Ile Maurice), Grande Tombola participation gratuite / 2 billets d'avion Ile de la Réunion - Dans le cadre de «Un Monde en 3 jours Monde» - Lieu salle Olympes de Gouges / 15 rue Merlin , Paris 11è, M° Père Lachaise ou Voltaire - Rens 06 33 60 61 57 , 06 32 49 26 75 knalstmartin.marie@gmail.com

l'artiste 
 Maciré Sylla
Guinée, Sénégal et Suisse 
Synthèse des chorégraphies des grands ballets d’Afrique Noire et des danses de la jeunesse métropolitaine, ses concerts sont un spectacle à ne pas manquer.