Menu principal:
Tête d'affiche
Ces hommes et ces femmes ont confirmé leur rang de leaders dans les milieux artistiques et culturels. Ils sont la référence dans leur domaine et le prouvent à chacune de leur prestation sur la scène musicale. Retrouvez, dans les lignes qui suivent, leurs portraits, en bref.
Salif Keita
"Voix d'or de l'Afrique", admettent les critiques pour qualifier le talent de Salif Keïta, artiste au parcours marqué par un intéressant mélange des genres musicaux. Né le 25 août 1949 à Djoliba-Mali, cet auteur, chanteur et compositeur chante en langue Mandingue, improvisant des airs merveilleux...où les contes n'ont pas leur pareil. Prince et albinos, il n'a de cesse, grâce à sa world music, de construire un pont entre l'Afrique et le reste du monde, entre les différentes cultures africaines.
Ismaël Lô
Du Blues/ Rock "à la mandingue" Dakar/Sénégal. Le 30 août 2001, il fêtait ses 45 ans. Né à Dongo Buti au Niger, de nationalité sénégalaise, Ismaël Lo est un auteur-chanteur- compositeur qui s'est fait connaître très tôt dans le monde de la musique. Bob Dylan africain! Avec son harmonica et sa guitare lui ont valu le surnom de Bob Dylan africain. Les critiques estiment qu' " Iso Lô (c'est son surnom à Dakar) a donné au trépidant mbalax sénégalais un tempo plus cool, un son plus mélodique, proche parfois du rythm'n'blues."
Kofi Olomide
Le 13 août 2010, Kofi Olomide fêtait ses 54 ans. Aujourd'hui, cet artiste né à Kisangani en R.D. Congo confirme sa stature d'une star de la musique africaine, dont le style musical se base sur du Soukouss Tcha tcho. "L'artiste congolais est une star. Un des grands de la musique africaine et l'un de ses meilleurs apôtres. (...) il a véritablement ouvert les yeux des médias français sur la force d'une musique encore exclusivement cantonnée aux radios spécialisées. Koffi ? Un auteur compositeur et interprète, accessoirement guitariste, mais qui se distingue surtout par le timbre de son inimitable voix. Une voix sensuelle, à la fois douce et chaude, forte et sensible." David Cadasse.
Tiharea
Trois chanteuses de Tiharea qui ont pour passion la musique de leur ethnie, des Antandroy, dont elles proviennent, un peuple originaire de l’extrémité sud de Madagascar. Elles sillonent le monde pour porter les couleurs musicales d’une culture riche de sa diversité ethnique. Sur l’accompagnement des percussions, elles dansent et chantent de splendides polyphonies dont émergent d’étonnants accents gutturaux, des halètements et des raclements de gorge d’une rare efficacité. Par leur chant, elles décrivent volontiers la situation des femmes dans la société malgache, puisant aux sources de la tradition dans ce qu’elle a de plus magique : le culte des ancêtres. Leur féminité s’affirme de façon ironique lorsqu’elles s’attristent sur la disparition des " vrais hommes ", plus douloureusement quand elles content les rivalités entre les épouses d’un polygame. Pour Tiharea, le chant est utilisé comme un remède universel souverain, contre les maux de l’âme, la jalousie ou la lâcheté. Ces trois artistes nous offriront ainsi une musique faite de surprises et d’émotions fortes, à recommander en toute circonstance.
Angélique Kidjo
Originaire du Bénin, Angélique Kidjo rend hommage à la négritude. Ayant entrepris une exploration des cultures musicales des deux rives de l’Atlantique, la chanteuse promène sa voix et son énergie dans les musiques yoruba et fon de son pays d’origine ainsi que dans les rituels vaudous de Cuba, Haïti et Salvador-de-Bahia. Après avoir collaboré avec des musiciens tels que Carlinhos Brown et Brandford Marsalis, Angélique Kidjo brille sur scène. Une musique dansante, efficace, rythmée et balancée à souhait.
Youssou N’Dour
Youssou N’Dour a débuté sa carrière à Dakar, en se produisant dans les bals et vendant ses cassettes par miliers. En quelques années, il s’est imposé en Afrique comme un musicien et chanteur incontournable. Dépositaire d’un style, le M’balax, musique populaire très dansante et très rythmée, basée sur les percussions dont le tama et le sabar, sa musique a traversé les frontières dans les années 80 jusqu’au continent européen. Au milieu des années 90, son titre « seven seconds » en duo avec Neneh Cherry se classe en tête des charts internationaux et le grand public ne le lâchera plus : après des albums mélangeant tradition africaine et sonorités européennes, Youssou est cette année de retour avec la formation de ses débuts : le Super Etoile de Dakar. Son titre, « Rokku Mi Rokka » (« prendre et donner » en langue pulaar, la langue des Toucouleur), est à l’image de son double ancrage musical : ordinateurs et guitare électrique y côtoient n’gogi, youyous et tama. C’est aussi l’occasion pour sa musique de quitter le giron sénégalais en empruntant des sonorités puisées en Mauritanie et au Mali. Militant de la cause africaine, Youssou N'Dour a été classé par le Times Magazine parmi dans les 100 personnes les plus influentes au Monde.
Baaba Maal
Baaba Maal est issu d'un milieu extrêmement modeste au Sénégal. Il a depuis beaucoup appris et voyagé. Il véhicule aujourd'hui des valeurs de réussite sociale et de paix. Il est né à Podor, une petite ville de 6000 habitants sur les berges de la rivière Sénégal, séparant le pays du même nom de la Mauritanie. Sa mère était musicienne, auteur compositeur. Elle l'a élevé en musique et toujours encouragé à donner de la profondeur aux textes de ses chansons. Baaba Maal écoutait en parallèle la musique Black Américaine. Plus tard il s'intéressera à la musique Jamaïcaine avec par exemple Toots Hibbert, Bob Marley et Jimmy Cliff. Il est allé à l'école à St Louis, la première capitale coloniale française, puis à Dakar après avoir remporté une Bourse pour entrer dans une école d'Art. C'est à ce moment qu'il a rejoint Asly Fouta, un groupe de 70 musiciens, et a dépensé toute son énergie à apprendre autant que possible les instruments locaux. A la fin de ses études il parcourt l'Afrique de L'Ouest avec ce groupe et notamment avec le guitariste et ami de longue date Mansour Seck, accumulant de nombreuses expériences et connaissances. Baaba est ensuite parti vivre quelques années à Paris, à étudier au conservatoire des beaux arts avec un apétit féroce. A son retour au Sénégal il forme le groupe Daande Lenol (La voix du Peuple). Aujourd'hui, il dépasse sans cesse les frontières musicales du Sénégal. Ses mélodies et ses rythmes restent traditionnels, sans négliger pour autant les arrangements et les influences occidentales et latinos.
Lokua Kanza
Né au Zaïre, Lokua Kanza grandit en chantant dans les chorales des églises.Il devient guitariste et joue de la rumba zaïroise. En 1985 rencontre avec Ray Lema. En 1990, il est chanteur de Manu Dibango dans le "Soul Makossa Gang".1993 production de son propre disque. "Wapi Yo", son album sorti en 1995 chez RCA, a enrichi son repertoire. Un cocktail d'humour et d'intimisme qui fera asseoir définitivement le désir de Lokua Kanza de faire découvrir au public les richesses de son univers. L'album comprend une chanson en anglais et en Lingala, "Shadow dance" qui a contribué à sa nomination à une édition des "victoires de la musique" en France.Musicien exceptionnellement doué, chanteur et arrangeur émérite, Lokua Kanza est un artiste pur.
Cesaria Evora
Surnommée affectueusement Cize, Cesaria Evora est l'une des voix les plus intenses, des plus profondément émouvantes. Né dans la misère, élevée dans un orphelinat, sa bonne étoile a un peu attendu pour se manifester. Puis elle a fait vibrer ses cordes vocales, et nos cordes sensibles, pleines d'intonations marquées par ses débuts difficiles dans la vie. Cesaria est née le 27août 1941 à Mindelo, au Cap-Vert. Alors qu'elle n'a que sept ans, son père, violoncelliste, disparaît prématurément. Sa mère, cuisinière, trop pauvre pour l'élevée, décide de la laisser dans un orphelinat. Là-bas, Cesaria se met au chant, dans une chorale. A seize ans, Cesaria rencontre Eduardo, son premier grand amour. Le marin s'occupe du chant de sa sirène en lui apprenant de nouvelles manières d'interpréter. La voix mise en valeur, Cesaria tourne dans les bars et les cafés. Là-bas, quelques pièces de monnaie et verres d'alcool récompensent son talent. Cesaria parfait aussi son art dans la rue, et les fêlures de sa voix dans les cigarettes. Les îles du Cap-Vert, colonie portugaise, vibrent aux sons du blues hérité de l'esclavage. Cesaria peut agrémenter les plaintes de ses débuts dans la vie. Dans les années 70, Cesaria Evora a déjà conquis l'archipel. Sa tournée des bars et quelques 45 tours enregistrés augmentent son rayonnement et son ancrage dans les cœurs de l'île. Malgré la reconnaissance de son talent, l'alcool – qui a tué le père – et la pauvreté restent ses compagnons de route. Elle chante la souffrance, la dureté d'un pays rude où les plages cachent le sel des larmes et l'exil. Découragée par la bohème, Cesaria décide de ne plus être artiste. Mais cette décision ne va pas alléger le fardeau de sa vie. Pendant dix ans, Cesaria va vivre des années sombres. Dans l'alcool, ses amours la bousculent, puis s'évanouissent. La bouteille lui semble une meilleure compagne que les hommes, mais elle est aussi traître. En 1985, celle qui a le spleen sans le chanter est invitée à une série de concerts au Portugal. Là-bas, Cesaria Evora rencontre José Da Silva, un Français d'origine capverdienne. Celui qui va devenir son producteur joue d'abord le rôle de mentor : il la persuade d'enregistrer à Paris. La quarantaine passée, Cesaria devient « La diva aux pieds nus ». En 1990, un deuxième album sort : « Distino Di Belita ». En 1991, « Mar azul » est strictement acoustique. En 1993, la chanteuse aux pieds nus part en tournée. Un an plus tard, Cesaria Evora signe chez BGM. « Sodade, les plus belles mornas de Cesaria » paraît. Cesaria chante le spleen, la « sodade », la tristesse, comme personne. Avec ses accents langoureux, elle récolte disques d'or, récompenses, et conquiert le monde entier avec ses albums et ses tournées. Europe, Etats-Unis, Suède, Sénégal, etc, personne ne résiste à l'intensité émotionnelle de sa voix. Cesaria Evora s'est arrêté longtemps. Trop longtemps. C'est peut-être pour cette raison que les disques s'enchaînent : « Cabo Verde » (1997), « Best of Cesaria Evora », « Café Atlantico » (1999), « Sao Vicente di longe » (2001). Attachée aux musiques africaines comme aux sonorités cubaines, Cesaria chante avec Salif Keita en 2002. « Yamore », leur duo, se trouve dans « Moffou ». Un frisson rencontre un frisson. La même année, « Anthologie : Mornas e Coladeras » sort. On y trouve des inédits et on y retrouve « Saudade », toujours aussi sublime. Sensible plus que quiconque à la pauvreté, Cesaria Evora participe en 2003 à « Drop the debt », qui rassemble des artistes pour l'annulation de la dette des pays pauvres. En 2003, Cesaria Evora est remixée. Les DJ sortent « Club Sodade ». De son côté, Cesaria enregistre « Voz d'amor ». En 2004, l'opus remporte un Grammy et une Victoire de la Musique. Ne s'arrêtant plus, elle participe à l'album « Carnets de bord » de Bernard Lavilliers. En 2006, Cesaria Evora revient avec un nouvel album : « Rogamar ». Le spleen de Cesaria est soutenu par les cordes et les flûtes. La mer et l'exil, liés, s'invitent toujours dans son album. Mais on y trouvent aussi d'autres invités comme Ismaël Lô ou Cali.
Dobet Gnahore
La bouillonnante chanteuse Dobet Gnahore séduit par sa fougue les foules du monde entier, mais c’est chez nous qu’elle a trouvé refuge sur le vigilant label Contrejour (cf. Habib Koite et Afel Bocoum). En 2006, Dobet a remporté le 'best world newcomer award' délivré par la BBC 3 et vient tout juste d’être nominée aux Grammies pour sa reprise, en compagnie d’India.Arie, du 'Pearls' de Sade. 'Djekpa La You', son troisième opus, est fin prêt et contient à nouveau ce mélange unique de langues, de styles et d’éléments dansants. Fans de ziglibiti, bikutsi, highlife et rumba... Voici une femme de scène prête à vous ensorceler !
Johnny Clegg
MCM/Originaire du Lancashire, en Angleterre, c'est dans les années 80, que débute la carrière de Johnyy Clegg. C'est entre le Zimbabwe et l'Afrique du Sud, où il passe la majeure partie de son enfance, qu'il puise ses influences. Début 70, il rencontre et commence à jouer avec l'autochtone Sipho Mchunu. Le duo noir et blanc bouscule tous les schémas de la musique sud-africaine, jusque là dominée par des airs anglo-saxons. Ils donnent naissance au rock zoulou, qui mêle chants africains et guitare électrique. En 1976, le duo officialise son union et crée le groupe Juluka. Cinq disques d'or s'ensuivent ! En 85, alors que le titre Scaterlings Of Africa devient un hit mondial, Sipho, ne trouvant plus son compte dans le show-business occidental, décide de quitter le groupe. Johnny, quant à lui, entame une carrière solo, et se fait remarquer au Printemps de Bourges, avec Asibonanga, en hommage à Nelson Mandela. En 89, paraît le single One Man, One Vote, extrait de son premier album Cruel, Crazy, Beautiful World, qui sort la même année. Jusqu'en 94, Johnny Clegg enregistre quatre albums, puis s'efface petit à petit de la scène rock, confronté à certains mouvements nationalistes, contre lesquels il se bat. Il réapparait en 2004 avec un nouvel album baptisé New World Survivor. Un nouveau Johnny Clegg est-il né ?
Raphaëlle Eva
De sa petite enfance passée dans la campagne guadeloupéenne, Raphaëlle Eva a gardé une nostalgie qui transparaît dans sa création. Un père martiniquais, une mère franco-suisse, et une grand mère tchèque lui ont donné très tôt le goût de l’évasion. Elle exprime son métissage à travers sa musique, mêlant textes français et rythmes tropicaux, chanson et world...Elle s’inscrit ainsi dans la même démarche artistique que Laurent Voulzy, Bernard Lavilliers, Kali ou Henri Salvador. L’omniprésence des percussions révèle l’attachement de cet auteur compositeur à la nature et aux sonorités acoustiques. Reggae, Ragga, Biguine, Bossa sont prétextes à l’exploitation des passions humaines et des paysages lointains qui inspirent ses paroles. Son engagement est plus affectif que politique, mais elle tient à défendre le droit à la différence. Raphaëlle est accompagnée sur scène par Thierry Jean Pierre ( basse ), Kendy Monnerville ( batterie ), Leeroy ( guitare ).
Souad Massi
Chanteuse, elle offre un concert fait de flamenco et du rock. Elle est née à Alger le 23 août 1972, d'une famille d'artistes. Un frère aîné compositeur, un frère cadet adepte du New-Jack et une petite soeur danseuse. Très tôt, elle a su qu'elle deviendrait chanteuse. Jolie petite fille dotée d'un beau brin de voix, elle a suivi sagement des études de musique classique arabo-andalouse, de solfège et de musique classique universelle. C'est incontestablement une artiste phare de la nouvelle génération d'artistes algériens. Belle, généreuse, sensible et émouvante, elle déborde de talent et d'humanité. De sa voix douce et pure, elle fait chanter la langue arabe sur des morceaux proches du folk-rock (en l'écoutant, certains évoquent Joan Baez ou Tracy Chapman). Son militantisme, sa popularité et son courage l'ont mise sous les feux des projecteurs.
ça se passe près de chez vous